SYNDICAT INTERCOMMUNAL DE L'ENVIRONNEMENT

Nous sommes le

Fontaine à Blainville-sur-l'Eau
Lavoir à Damelevières
Préau à Mont-sur-Meurthe
Fontaine à Rehainviller
47 Route de Blainville
54360 DAMELEVIERES
Tél 03 83 71 16 60
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DE BLAINVILLE-SUR-L'EAU / DAMELEVIERES

 

 

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la station d'épuration actuelle - la nouvelle station - Principe d'une station d'épuration

 

La station d'épuration actuelle :

Construite en 1970 la station d'épuration se situe juste à la sortie de Damelevières (direction Saint-Nicolas-de-Port). Elle a été construite pour traiter les effluents des communes de Blainville-sur-l'Eau et Damelevières (5000 EH).

Devenue trop petite depuis la création du syndicat à la carte, elle va être remplacée par une nouvelle station qui se situera sur le même terrain.


STEP actuelle, arrivée des eaux usées
Station d'épuration actuelle
STEP actuelle, rejet des eaux traitées

La future station d'épuration :

Les exigences de la réglementation en vigueur et le respect des objectifs fixés pour l'amélioration de la qualité des eaux superficielles du bassin Rhin-Meuse rendent nécessaires et obligatoires une amélioration des niveaux de traitement et des rendements épuratoires de la station d'épuration.

Le Syndicat Intercommunal de l'Environnement (S.I.E.) a ainsi signé avec l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse et le Département de Meurthe-et-Moselle, un contrat pluriannuel d'assainissement comprenant la construction d'une nouvelle station d'épuration intercommunale d'une capacité de traitement de 540 kg de DBO5 par jour soit 9000 équivalents habitants (EH) intégrant le traitement des communes de Blainville-sur-l'Eau, Damelevières, Mont-sur-Meurthe et Rehainviller.

Le marché, lancé en 2010, a été décidé suite à l'augmentation du volume des eaux usées suite à la création du syndicat à la carte (adjonction des communes de Mont-sur-Meurthe et Rehainviller).

La nouvelle station d'épuration est prévue pour 9 000 EH (équivalents habitants).

Les travaux ont commencé courant second semestre 2012. Les modifications essentielles par rapport à l'ancienne station d'épuration sont sur la construction :

  • de deux bassins,
  • d'une aire à boue, ventilée naturellement,
  • d'un bâtiment d'exploitation comprenant un local électrique, le local des surpresseurs, un garage, un local atelier, un laboratoire, un local de commande, des sanitaires et des locaux syndicaux avec salle de réunion.

Station d'épuration future
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Principe de fonctionnement d'une station d'épuration :

Le traitement des eaux usées a pour but de les dépolluer suffisamment pour qu'elles n'altèrent pas la qualité du milieu naturel dans lequel elles seront finalement rejetés. De l'arrivée à la station d'épuration jusqu'au rejet naturel, le traitement comporte en générale :


Le Pré-traitement

Le pré-traitement a pour objectif d'éliminer les éléments les plus grossiers, qui sont susceptibles de gêner les traitements ultérieurs et d'endommager les équipements. Il s'agit des déchets volumineux (dégrillage), des sables et graviers (dessablage) et des graisses et huiles (dégraissage et déshuilage).

Au cours du dégrillage, les eaux usées passent au travers d'une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les matières les plus volumineuses. Ces éléments sont ensuite éliminés avec les ordures ménagères. Le tamisage qui utilise des grilles dont l'espacement est plus réduit, peut compléter cette phase de pré-traitement. Cependant, il génère beaucoup plus de déchets.

Le dessablage débarrasse les eaux usées des sables et des graisses par sédimentation. L'écoulement de l'eau à une vitesse réduite dans un bassin appelé "déssableur" entraîne leur dépôt au fond de l'ouvrage. Ces particules sont ensuite aspirées par une pompe. Les sables récupérés sont essorés, puis lavés avant d'être soit envoyés en décharge, soit réutilisés, selon la qualité du lavage.

Le dégraissage vise à éliminer la présence de graisses dans les eaux usées ; graisses qui peuvent gêner l'efficacité des traitements biologiques qui interviennent ensuite. Le dégraissage s'effectue par flottation. L'injection d'air au fond de l'ouvrage permet la remontée en surface des corps gras. Les graisses sont raclées à la surface, puis stockées avant d'être éliminées (mise en décharge ou incinération). Elles peuvent aussi faire l'objet d'un traitement biologique spécifique au sein de la station d'épuration.

Les traitements (primaires)

La décantation primaire classique consiste en une séparation des éléments liquides et des éléments solides sous l'effet de la pesanteur. Les matières solides se déposent au fond d'un ouvrage appelé décanteur pour former les boues primaire. Ces dernières sont récupérées au moyen d'un système de raclage. Ce traitement élimine 50 à 55% des matières en suspension et réduit d'environ 30% la DBO et la DCO.


Les traitements biologiques

Les traitements biologiques reproduisent, artificiellement ou non, les phénomènes d'auto-épuration existant dans la nature. L'auto-épuration regroupe l'ensemble des processus par lesquels un milieu aquatique parvient à retrouver sa qualité d'origine après une pollution.

Les techniques d'épuration biologique utilisent l'activité des bactéries présentes dans l'eau, qui dégradent les matières organiques. Ces techniques sont soit anaérobies, c'est-à-dire se déroulant en absence d'oxygène, soit aérobies, c'est-à-dire nécessitant un apport d'oxygène. En France, c'est aujourd'hui le procédé des boues actives qui est le plus répandu dans les stations d'épuration assurant un traitement secondaire.

A Blainville/Damelevières, on utilise l'activité des bactéries présentes dans l'eau, qui dégradent les matières organiques, avec un système aérobie.


La clarification et la sortie en rivière

A l'issue des traitements, une ultime décantation permet de séparer l'eau épurée et les boues ou résidus secondaires issus de la dégradation des matières organiques. Cette décantation est opérée dans des bassins spéciaux, les "clarificateurs". L'eau épurée peut alors être rejetée dans le milieu naturel. Les boues récupérées en fond d'ouvrage sont pour partie renvoyées vers le bassin d'aération pour y maintenir la concentration voulue en micro-organismes épuratoires et, pour partie, extraites et envoyées sur la ligne de traitement des boues (lits de séchage, silos).


L'auto-surveillance

L' auto-surveillance concerne le système d'assainissement dans son ensemble, c'est à dire le réseau de collecte et les stations de traitement des eaux usées. Elle consiste en une série de mesures pratiquées par l'exploitant de la station d'épuration. Elle permet de mesurer l'efficacité de l'épuration, de s'assurer du respect des normes de rejets, de la bonne élimination ou évacuation des sous-produits de l'épuration (boues, graisses, …) et de détecter les éventuelles anomalies de fonctionnement de l'installation.

L'exploitant de la station d'épuration doit mettre en œuvre un programme d' auto-surveillance de chacun des principaux rejets de l'usine et des sous-produits générés par le processus d'épuration. Concrètement, les responsables des stations d'épurations établissent chaque mois et année un rapport de fonctionnement contenant les mesures, qu'ils envoient au service chargé de la police de l'eau et à l'agence de l'eau.

Les mesures effectuées portent sur plusieurs paramètres : le débit de l'eau rejetées, les matières en suspension (MES), la DBO5, la DCO, l'azote, l'azote ammoniacal, les nitrites, les nitrates, le phosphore et les boues d'épurations, ...

La fréquence de ces analyses est fixée par la réglementation et varie en fonction de la taille de la station d'épuration. Par exemple, les mesures portant sur le débit, les MES, la DCO et la DBO5 sont quotidiens dans les installations d'une capacité supérieure à 300000 équivalents-habitants.

Le préfet peut renforcer les exigences de l' auto-surveillance. Il peut par exemple prescrire des mesures spécifiques concernant certains polluants. Il peut aussi imposer une surveillance portant sur le milieu naturel recevant l'eau traitée.

L' auto-surveillance du système d'assainissement vise aussi à justifier de la bonne marche du réseau de collecte et de la station d'épuration et de leur fiabilité. Dans cette optique, un certain nombre de paramètre comme, par exemple, le débit de pointe par heure à l'entrée de la station, la consommation de réactifs, d'énergie et la production de boues, sont régulièrement mesurés.

Dans le cadre de l' auto-surveillance, l'exploitant de la station doit régulièrement tenir à jour des documents écrits et transmettre des rapports mensuels et une synthèse annuelle au service chargé de la police de l'eau et à l'agence de l'eau.

Les contrôles officiels

Les services chargés de la police des eaux auprès du préfet vérifient la qualité du dispositif de surveillance mis en place par l'exploitant. Cette vérification s'opère à deux niveaux, par le contrôle des documents tenus par l'exploitant et par des visites sur place pour constater la validité des informations transmises.

Les contrôles sur documents

Le service chargé de la police des eaux est destinataire des bilans mensuels et annuels des résultats des analyses des rejets et du suivi du fonctionnement du réseau de collecte et de la station d'épuration. En cas d'anomalie détectée par l'exploitant, ce dernier doit lui communiquer immédiatement le résultat des analyses. En outre, le service chargé de la police des eaux valide le manuel d' auto-surveillance rédigé par l'exploitant des installations d'assainissement et décrivant son organisation interne, ses méthodes d'analyses et d'exploitation. Ce manuel est remis à jour périodiquement.

Les contrôles sur place

Le service chargé de la police des eaux effectue des visites périodiques. Il valide ainsi la bonne représentativité des données fournies et la pertinence du dispositif d' auto-surveillance mis en place par l'exploitant. Pour compléter ces opérations de contrôle, il peut procéder à des contrôles inopinés et réaliser des analyses.